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Le 22 juillet 2019 la première chambre du Parlement marocain a adopté à la majorité la loi-cadre portant sur la réforme du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, une loi qui rentre dans le cadre de la vision stratégique « 2015-2030 » prétendant réformer l’éducation au Maroc.  Le projet dans sa globalité comporte une grande ambiguïté dans la définition des rôles et des responsabilités des intervenants, à savoir le gouvernement, les acteurs de la société civile, et les autorités de l’Etat Dans ce sens, le bureau politique du Parti socialiste unifié a exprimé son refus au désengagement de l’État dans les secteurs de l’enseignement et de la santé publique. Ceci constitue une menace à la paix communautaire, ainsi qu’il a nié la façon de faire du gouvernement par l’accélération de passage de la loi de cadre de l’enseignement et du système de formation N° 17-51 , qui est assène un nouveau coup dur à l’enseignement public et l’égalité, ainsi l’imposition d’un enseignement aux différentes vitesses, qui prive le pays de réaliser un développement humain équitable.

Le mercredi 24 juillet, le bureau politique a publié un communiqué sur le sujet dans lequel il déclarer que « l’improvisation dans la langue d’enseignement est une preuve de l’absence de prévoyance, le manque de nationalisme ainsi que l’absence d’une réelle volonté pour améliorer l’état actuel de l’enseignement dans notre pays ». De même, le fait de ne pas lancer un dialogue national sur les points d’entrée de la réforme du système éducatif est une tendance qui met en danger l’avenir des générations et consolide le sous-développement en élargissant les disparités.

Dans le même contexte, le bureau politique a manifesté son soutien aux luttes des étudiants en médecine, le considérant comme une alerte pour prévenir le recul dans le secteur de l’enseignement supérieur, y compris le secteur de la santé universitaire, qui a été affecté par les effets de privatisation aléatoires. Le bureau politique a appelé également à la protection de la formation médicale publique, à la développer scientifiquement et pédagogiquement, et à permettre l’accès à ce secteur pour tous les jeunes étudiants.

La même source a souligné le recul dangereux au niveau de la liberté d’expression à la suite de l’adoption du projet de loi concernant les grèves, qu’on considère comme une violation de la liberté d’expression et de la protestation pacifique mentionnée dans la Constitution marocaine de 2011, ce recul mettra en péril le reste des acquis des luttes des travailleurs.e.s et les moyens de revendiquer leurs droits.

Dans un contexte différent, le bureau politique a condamné et appelé à lutter contre toutes les formes de violence contre les femmes, en éliminant le patrimoine culturel patriarcal inculqué par le système éducatif et véhiculé d’une manière ou d’une autre par les médias.

C’est pourquoi le bureau politique a souligné l’exigence de revoir le Code de la famille dans une vision correctionnelle et démocratique, et de renforcer l’arsenal juridique pour garantir les droits des femmes comme une obligation pour construire une démocratie complète et une vraie citoyenneté.

Pour finir, le communiqué tire la sonnette d’alarme sur le niveau des libertés et la persistance d’adopter une approche sécuritaire face aux manifestations pacifiques, comme cela a été le cas des différents hiraks du pays. Ainsi, il demande la libération et la réhabilitation des activistes des hiraks et dénonce également l’intimidation et restrictions imposée aux associations et aux organisations non-gouvernementales.

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