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Devant une harde de capitalistes embrassés d’une plénitude riche d’épanouissement mais surtout de passion pour l’appât du gain, l’Amazonie souffre, suffoque, ternit, brûle pour enfin s’effacer sous les regards nonchalants de décideurs corrompus ou, au mieux nonchalant, sots, dénigrant le bon sens en s’affolant sur leurs innombrables et incessantes inepties. Rien ne semble pouvoir arrêter la bêtise humaine ni les feux qui ravagent une forêt qui, qualifiée impertinemment de poumon de la Terre, joue un rôle bien plus crucial et transverse. Cette transversalité a fait d’elle, comme des ex-forêt européennes dont l’Homme a détruit 90% des surfaces en 6000 ans, le berceau de la vie, des cycles de l’eau, du vent et du climat. Des feux d’une telle intensité que les fumées on éteint l’éclat du ciel de Sao Paolo, noyée dans les ténèbres de la stupidité humaine.

Essentiellement humide, elle ne pouvait aucunement brûler. Ce concept de zone humide est facilement comparable à une éponge qui, une fois asséchée et trouée de part et d’autre, finit par succomber et perdre sa capacité à absorber, elle devient donc susceptible de prendre feu. Ces trous dans l’éponge sont tout simplement imputables au lobby de l’agro-business qui a intérêt à brûler la forêt pour élargir les surfaces exploitables et ainsi rassasier la soif de rentabilité irrassasiable des industriels du bœuf et du soja (monoculture nous menant droit au mur).

A cause de ce mépris impardonnable pour une nature pourtant bienveillante, elle, nous sommes désormais dos au mur, face à un fléau qui la menace. Brûler la forêt pour faire de la culture de soja ou de l’élevage. C’est la savanisation des dernières grandes forêts humides. Pourtant, en prévention, les acteurs de l’agro-industrie ont été obligé pendant longtemps de maintenir leurs activités plus au sud, dans les savanes du Cerrado afin d’épargner l’Amazonie. Hélas, tel n’est plus le cas.

Ampleur de cette savanisation :

    • 5 millions de kilomètres carrés brûlés,
    • 390 milliards arbres
    • 14% du puit carbonique mondial incendié. Quand un puit de carbone est détruit, il relâche tout ce qu’il a stocké.

Un point que l’on pourrait bien accorder à Bolsonaro, ce sujet est en effet utilisé par le autres dirigeant en tant que socle de leurs négociations avec le Brésil.Toutefois, à partir du moment où un homme d’état déclare que l’Amazonie est« à nous et non à vous », il est urgent de s’alarmer afin de pouvoir prendre toutes les mesures nécessaires pour annihiler une telle folie.

Plus loin, et un grain plus crédible encore, un rapport récent de la banque mondiale sur la qualité de l’eau douce affirme que 85% des eaux naturelles mondiales contiennent du plastique des restes de médicaments et des nitrates. Dans une étude plus représentative de la corrélation qui subsiste entre la prospérité économique et l’état de l’eau, il a été retenu que la qualité de l’eau est

mauvaise, la croissance économique baisse de 30%.

Dernier échange avorté :

    • Tebu ( Membre de la tribu Uru-Eu-Wau-Wau ) :

« Nous avons beaucoup d’invasions dans nos réserves. Ils ( les autorités brésiliennes) délimitent les terres en pensant qu’elles sont maintenant disponibles, mais elles ne le sont pas ; Nous avons peur parce que nous ne pouvons plus marcher dans notre réserve sans nous inquiéter »

Aujourd’hui on a compris que les thématiques environnementale n’ont pas de frontières Tout finit un jour au pôle ( Vortex de vent ). Une prise d’actions s’impose :

Une notion importante s’impose ici dans le débat public. La forêt amazonienne en tant que bien commun. En s’inspirant du devoir d’ingérence humanitaire. Pourrait-on parler d’ingérence environnementale dans un futur proche ? Pourrait-on instaurer un texte de loi nous obligeant à traiter la terre en tant que ressource commune ? Allez jusqu’à refuser toute importation sans garantie de non nuisance environnementale Quels outils législatifs seront à mettre en œuvre ? Quelles évolutions pour la notion de bien commun.

Ayoub EL HAOUAT

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