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Communiqué sur la tribune « Nous sommes hors la loi »
(Paris 26/09/2019)
Lundi 23 septembre, une tribune de rédigée par l’écrivaine marocaine Leïla Slimani faisait la Une du journal français de référence, Le Monde. Signé par plus près de 500 Marocains, ce texte appelle la classe dirigeante marocaine à ouvrir un grand débat national sur les libertés individuelles et la dépénalisation des relations sexuelles hors mariage.

La publication de cette tribune fait suite à l’arrestation sordide de la journaliste dissidente Hajar Rahmouni, ouvertement opposée au régime en place. Cette dernière a été victime d’une descente policière dans le cabinet de son gynécologue, au sortir d’une consultation. Le but de l’opération était de la prendre en Flagrant délit d’avortement, tous deux lourdement punis par la loi marocaine. Elle risque aujourd’hui de nombreuses années de prison.

Cette ignoble instrumentalisation politique de l’absence de libertés individuelles au Maroc éclaire sur les intentions réelles qui se cachent derrière un Code pénal moyenâgeux. En mettant l’ensemble des Marocains en situation d’illégalité, le pouvoir se réserve ainsi le droit de frapper quiconque le contesterait de manière trop véhémente.

Compte tenu de l’arbitraire omniprésent engendré par cette situation, la tribune de Mme. Slimani est évidemment bienvenue. Ce pavé dans la mare contribuera assurément à sensibiliser le grand public français et marocain sur l’urgence impérieuse d’une réforme profonde du corpus juridique marocain. À cet égard, la section française du Parti Socialiste Unifié salue le courage et la détermination de ces centaines de Marocaines et Marocains qui demandent aujourd’hui que l’hypocrisie cesse, en mettant en danger leur sécurité et celle de leurs proches.

Pour autant, le PSU France émet également le souhait que les citoyen-ne-s et militant-e-s sincèrement engagé-e-s aujourd’hui dans la défense des libertés individuelles au Maroc sauront être conséquents dans leur combat et qu’ils identifieront clairement leur adversaire, qui est également celui qui réprime sauvagement tous les mouvements de contestation sociale et qui enferme leur peuple marocain dans le carcan du désespoir. Ainsi, plutôt que de s’en prendre à un « législateur » totalement impuissant, il s’agit là de revendiquer la primauté de la lutte contre le Makhzen qui écrase aujourd’hui le peuple marocain sous le poids conjoint de la pauvreté, des inégalités et de déni de toute forme de liberté individuelle et collective.

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